Haut de page
Logo SelecDEPOL Logo de l'ADEME Logo du BRGM Outil interactif de pré-sélection des techniques de dépollution
Menu
Imprimer Version PDF
Recherche

Ventilation de la zone non saturée (venting)

Visuel de la fiche
Général

Terme anglais : venting

Mise en oeuvre : In situ

Nature : Méthode physique par évacuation de la pollution

Polluants traités :

  • TPH léger
  • SCOV
  • SCOHV
  • COV
  • COHV

Matrice :

  • Sol

Domaine d'application :

  • ZNS
Contenu

Les avantages du venting sont les suivants :

  • cette technique est éprouvée et a démontré une grande fiabilité ainsi que des résultats extrêmement significatifs,
  • elle est compétitive en termes de coût et de performance,
  • elle est applicable à de nombreux polluants,
  • elle génère peu de perturbation des sols,
  • elle est utilisable préalablement à d’autres techniques de dépollution afin de limiter les émissions de polluants volatils,
  • elle est applicable sous des bâtiments (forages horizontaux) et dans le cas de pollutions à de grandes profondeurs (plusieurs dizaines de mètres).

 

Les inconvénients et facteurs limitants sont les suivants :

  • le procédé n’est pas destructif,
  • l’hétérogénéité des sols de subsurface peut interférer sur l’homogénéité de la distribution de la circulation d’air et donc sur l’efficacité du traitement,
  • la faible perméabilité des sols constitue un facteur limitant (<10-5 m/s),
  • le maillage des puits d’extraction doit être très serré en cas de perméabilité plus faible,
  • la présence du toit de la nappe proche de la zone à traiter est pénalisante (<1 m),
  • les sols contenant de l’argile et un taux de matière organique élevé engendrent une grande adsorption des polluants sur la matrice solide, ce qui diminue les rendements épuratoires,
  • l’élévation de la teneur en eau dans la zone insaturée des sols peut réduire la perméabilité à l’air et donc diminuer l'efficacité des techniques à éliminer les produits volatils de cette zone. Généralement, avec des niveaux de saturation en eau d’environ 85 %, la circulation de l’air n’est plus possible car la perméabilité à l'air devient pratiquement nulle
  • l'âge de la pollution peut intervenir à deux niveaux :

- on constate d’une part une altération du polluant au cours du temps. Sa composition change et cela peut affecter l’efficacité de l’extraction.

- d’autre part, l’adsorption d’un polluant sur un sol se fait en deux étapes, une étape rapide et une étape lente qui peut aller de quelques semaines à quelques années. Le prolongement du temps de contact entraîne une plus forte adsorption et ainsi une plus grande résistance à la désorption. Les composés de faible solubilité dans l’eau restent longtemps en contact avec le sol et sont en général fortement adsorbés sur les particules de sol.

  • la technique n’est pas applicable dans la zone saturée bien que le fait de baisser le toit de la nappe permette de dépolluer la zone rendue non saturée,
  • l’injection d’oxygène peut provoquer le colmatage d’une partie des pores des sols (par précipitation de composés métalliques, de carbonate de calcium ou développement de microflore colmatante) ; néanmoins des techniques permettent de lutter contre ces colmatages (injection de peroxyde d’hydrogène pour le colmatage bactérien, rythme d’injection alterné, emploi de gaz spécifique comme l’azote),
  • les émissions atmosphériques nécessitent un traitement d’air (surcoût).

Révision de la fiche

22/12/2013
Pied de page
Haut de page