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Incinération

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Général

Terme anglais : incineration

Mise en oeuvre : Sur site ou hors site

Nature : Méthode thermique

Polluants traités :

  • TPH lourd
  • TPH léger
  • SCOV
  • SCOHV
  • Dioxines/Furannes
  • COV
  • HAP
  • Pesticides/Herbicides
  • PCB
  • COHV

Matrice :

  • Sol

Domaine d'application :

  • ZNS
  • ZS
Contenu

L'incinération présente les avantages suivants :

  • technique permettant de détruire les polluants,
  • technique éprouvée ayant démontré une grande fiabilité et des résultats extrêmement significatifs,
  • technique permettant de traiter de nombreux polluants notamment les composés semi-volatils et peu volatils,
  • technique permettant de traiter les sols très fortement pollués ; les teneurs en composés organiques peuvent être de l’ordre de plusieurs pourcents,
  • technique permettant de traiter certains métaux "volatilisables" comme le zinc, le cadmium, le plomb...,
  • technique efficace même pour des sols argileux et hétérogènes,
  • technique permettant d’atteindre des taux de dépollution très importants,
  • technique rapide,
  • technique moins onéreuse que les autres traitements thermiques,
  • traitement sur site possible grâce à des unités mobiles.

 

Ses inconvénients et ses facteurs limitants sont les suivants :

  • procédé nécessitant l’excavation des sols,
  • technique très énergivore,
  • une des techniques les plus onéreuses du marché,
  • traitement on site nécessitant une surface importante,
  • très haut niveau de technicité nécessaire,
  • il est primordial d’atteindre de très hautes températures afin de ne pas dégager une partie des polluants dans l’atmosphère (ou leurs métabolites comme les dioxines et les furanes par exemple),
  • procédé utilisé en traitement hors site nécessitant un transport coûteux,
  • préalablement à l’installation d’une unité sur site, il faut monter un dossier d’autorisation d’exploiter,
  • traitement poussé et coûteux des rejets atmosphériques,
  • les gaz doivent la plupart du temps être refroidis afin de protéger les unités de traitement en aval,
  • les débouchés de cendres très fortement contaminées notamment en métaux/métalloïdes doivent être considérés dès le départ du projet car ils peuvent poser des problèmes non négligeables ; la plupart du temps, ces cendres sont éliminées en centre de stockage de déchets ultimes,
  • les métaux volatils (comprenant notamment le plomb, le cadmium, le mercure, l’arsenic) quittent l’unité de combustion et sont entraînés dans les rejets atmosphériques ; ce qui nécessite des unités de traitement spécifique (condenseurs..),
  • certains métaux forment temporairement des composés toxiques notamment avec les atomes de chlore et de souffre et doivent être traités au niveau de la neutralisation,
  • l’hétérogénéité et le taux de matière organique des sols peuvent impacter notablement les rendements épuratoires,
  • les températures réellement atteintes au cœur de la pollution influent le rendement opératoire,
  • les composés organiques peu volatils peuvent être volatilisés et donc extraits du sol en phase gazeuse à condition que leur tension de vapeur ait augmenté de manière significative,
  • les coûts de production de température (coûts d’exploitation) sont souvent importants et sont souvent un frein à l’application de ce procédé, notamment ceux générés par la vaporisation de l’eau,
  • les composés peu volatils nécessitent des températures élevées et donc des coûts de fonctionnement plus élevés,
  • les particules d’une taille supérieure à quelques centimètres ne sont pas admises : il faudra soit procéder à une ségrégation soit à un broyage,
  • les sols présentant un taux d’humidité supérieur à 20% doivent faire l’objet d’un prétraitement par chauffage,
  • les sols compacts doivent faire l’objet d’un émottage,
  • des mélanges sont parfois nécessaires afin de faciliter le traitement des sols (ajout de chaux, de gypse, de sols plus friables…),
  • les sols à fortes teneurs en argile et en matières organiques sont plus difficiles à traiter,
  • la présence de molécules de chlore et de souffre nécessite des unités de neutralisation (par voie humide le plus souvent),
  • les teneurs élevées en azote organique peuvent également poser un problème supplémentaire de traitement des rejets atmosphériques (du fait de la formation possible de NOx),
  • les teneurs élevées en métaux génèrent des problèmes de rejets atmosphériques et d’élimination des cendres.
  • émission de CO2 importante liée au processus d’incinération

Révision de la fiche

07/02/2014
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