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Incinération

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Général

Terme anglais : incineration

Mise en oeuvre : Sur site ou hors site

Nature : Méthode thermique

Polluants traités :

  • TPH lourd
  • TPH léger
  • SCOV
  • SCOHV
  • Dioxines/Furannes
  • COV
  • HAP
  • Pesticides/Herbicides
  • PCB
  • COHV

Matrice :

  • Sol

Domaine d'application :

  • ZNS
  • ZS
Contenu

Incinération

Il est admis que les coûts de traitement en centres fixes sont de l’ordre de 190 à 305 €/t voire jusqu’à 1050 €/t pour des polluants spécifiques (hors coûts de transport, couts estimés pour l’année 2009).

Toutefois, d’après l’étude commanditée par l’ADEME au près des acteurs professionnels du milieu, en 2010, les coûts de traitement en centres fixes étaient de l’ordre de 120 à 455 €/t (hors taxes et hors TGAP, coûts d’excavation et de transport non compris). Le cout moyen pondéré est de 315 €/t.

L’installation d’incinération est la méthode la plus coûteuse notamment en raison des coûts d’énergie nécessaires au fonctionnement d’une telle installation, des coûts de traitement des rejets gazeux et des coûts de l’exutoire final des terres brûlées (prix de la mise en décharge généralement inclus).

Pour des chantiers de tailles conséquentes, les coûts de traitement on site peuvent être moindres. En cas de présence de certains polluants (comme les métaux ou les mélanges de polluants), les coûts peuvent être relativement élevés (les incinérateurs étant eux-mêmes soumis à des contraintes strictes, notamment sur les rejets de dioxines), ce qui peut expliquer la valeur haute de la fourchette de prix.

 

Evolution 2008/2010

Entre 2008 et 2010, les couts moyens pondérés des installations d’incinération a diminué de 5 %.

 

Répartition des coûts

Le coût total a été réparti selon deux types de charges :

  • Charges récurrentes correspondant au coût de la phase « chantier » (traitement (matériel, main d’œuvre, réactifs ou produits), élimination des déchets), à renouveler au cours du traitement ;
  • Charges liées aux études (hors études de risques sanitaires préalables au chantier) et suivi de la dépollution correspondant aux coûts des analyses et prestations intellectuelles (rédaction de rapports, réunions sur site).

 

Les filières hors site se caractérisent par l’absence de coûts directement liés à l’investissement. En effet, les investissements initiaux de l’installation se répercutent indirectement dans les charges récurrentes qui intègrent l’amortissement des installations pour l’opérateur de traitement.

Les charges liées à la consommation énergétique sont très importantes. Cette technique engendre également des coûts de maintenance élevés.

Le suivi environnemental est important, notamment pour le traitement des fumées, mais sa part dans la répartition des charges est réduite. L’envoi des terres en filière autorisée peut engendrer des coûts supplémentaires.

Cimenterie

Il est admis que les coûts d’élimination en cimenterie (possible dans certains cas très stricts) varient entre 40 et 75 €/t (couts estimés pour l’année 2009).

Toutefois, d’après l’étude commanditée par l’ADEME au près des acteurs professionnels du milieu, en 2010, les coûts d’élimination en cimenterie étaient de l’ordre de 40 à 55 €/t (hors taxes et hors TGAP, coûts d’excavation et de transport non compris). Le cout moyen pondéré est de 45 €/t.

Le coût du traitement en cimenterie est moindre dans la mesure où les terres viennent en apport dans un procédé existant. La valorisation ne nécessite donc pas le même niveau d’investissement initial.

 

Evolution 2008/2010

Entre 2008 et 2010, les couts moyens pondérés des cimenteries a diminué de 30%.

 

Répartition des couts

Le coût total a été réparti selon les deux types de charges définies ci-dessus.

L’utilisation de déchets à base minérale dont les terres polluées permet aux cimenteries d’économiser les ressources naturelles issues de carrières.

L’injection de déchets, tels les terres polluées nécessite un suivi analytique spécifique et précis réclamant des procédures adaptées en amont, notamment dans la préparation et l’identification des flux. Cette mise en place n’est possible que pour des flux significatifs. De plus, le dosage des flux doit être adapté et défini précisément pour ne pas avoir d’impact sur la qualité du clinker produit.

Révision de la fiche

07/02/2014
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