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Biotertre

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Général

Terme anglais : biopile

Mise en oeuvre : Sur site ou hors site

Nature : Méthode biologique

Polluants traités :

  • TPH lourd
  • TPH léger
  • SCOV
  • SCOHV
  • Explosifs et composés pyrotechniques
  • COV
  • HAP
  • Pesticides/Herbicides
  • PCB
  • COHV

Matrice :

  • Sol

Domaine d'application :

  • ZNS
  • ZS
Contenu

La biodégradation est une technique peu coûteuse et les coûts du marché sont uniformes à polluant identique. La variabilité des prix est essentiellement liée à la nature des polluants à traiter.

Sur site

Il est admis que les coûts varient de 30 à 70 €/t pour les biotertres sur site (coûts estimés pour l’année 2009).

Toutefois, d’après l’étude commanditée par l’ADEME au près des acteurs professionnels du milieu, en 2010, les coûts des traitements biologiques sur site varient entre 15 et 100 €/t de sols traités (hors taxes et TGAP, coûts d’excavation et de transport non inclus). Le coût moyen pondéré est de 30 €/t.

 

Evolution des coût

Entre 2008 et 2010, une baisse de 14% sur le coût moyen pondéré de la biodégradation sur site a été observé, avec un passage de 35 €/t à 30 €/t. Cette évolution s’explique notamment par la pression à la baisse sur les prix suite à la forte concurrence sur le marché. En effet, cette technique est parmi les techniques les plus utilisées et les plus maitrisées par les acteurs interrogés.

 

Répartition des couts

Le coût total a été réparti selon trois types de charges :

  • Charges exceptionnelles correspondant au coût de la phase initiale (phase pilote, mise en place du chantier : installation d’une unité de traitement, préparation du terrain) et intervenant de façon unique (au démarrage du chantier par exemple) ;
  • Charges récurrentes correspondant au coût de la phase « chantier » (traitement (matériel, main d’œuvre, réactifs ou produits), élimination des déchets), à renouveler au cours du traitement ;
  • Charges liées aux études (hors études de risques sanitaires préalables au chantier) et suivi de la dépollution correspondant aux coûts des analyses et prestations intellectuelles (rédaction de rapports, réunions sur site).

 

L’investissement initial est limité. Il est principalement lié à la mise en place de la semelle étanche, des différents réseaux d’apport d’oxygène et d’humidité, de collecte des lixiviats et des unités de traitement associées.

Le coût de mise en œuvre est important. Cela est lié aux opérations à effectuer pour constituer le tertre. Les charges liées aux consommables sont limitées à l’injection d’air ou de nutriments et au traitement des éventuels lixiviats collectés.

Le traitement par biodégradation ne nécessite pas de maintenance spécifique. Néanmoins, un suivi analytique important est nécessaire pour suivre précisément la dégradation de la pollution. Cela permet également d’optimiser l’ajout d’air ou de nutriments selon les bactéries présentes et donc les coûts associés.

Dans le cas où le volume de terres est plus faible et où la place sur site est plus importante, le landfarming peut être pratiqué.

Hors site

Il est admis que les coûts varient de 50 à 80 €/t pour les biotertres hors site (coûts estimés pour l’année 2009).

Toutefois, d’après l’étude commanditée par l’ADEME au près des acteurs professionnels du milieu, en 2010, les coûts de traitement pour les traitements biologiques hors site étaient de l’ordre de 40 à 95 €/t (hors taxes et hors TGAP, coûts d’excavation et de transport non compris). Le cout moyen pondéré est de 60 €/t.

 

Evolution 2008 / 2010

Les installations de traitement biologique hors site ont vu leur coût moyen pondéré augmenter par rapport à 2008, avec une augmentation de 20 %, passant de 50 €/tonne à 60 €/tonne. Cependant, la fourchette de coûts reste identique à celle de 2008, avec un maximum à 95 €/tonne.

Répartition des coûts

Le coût total des traitements biologiques hors site a été réparti selon les trois types de charges définies ci-dessus.

Les filières hors site se caractérisent par l’absence de coûts directement liés à l’investissement. En effet, les investissements initiaux de l’installation se répercutent indirectement dans les charges récurrentes qui intègrent l’amortissement des installations pour l’opérateur de traitement.

Les charges récurrentes sont principalement liées aux opérations à effectuer pour constituer le tertre. Les charges liées aux consommables sont limitées à l’injection d’air ou de nutriments et au traitement des éventuels lixiviats collectés. Cette technique engendre des coûts de maintenance peu élevés. Néanmoins, un suivi analytique important est nécessaire pour suivre précisément la dégradation de la pollution ce qui permet d’optimiser l’ajout d’air ou de nutriments selon les bactéries présentes.

Révision de la fiche

22/12/2013
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