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Atténuation naturelle contrôlée

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Général

Terme anglais : monitored natural attenuation

Mise en oeuvre : In situ

Nature : Méthode biologique

Polluants traités :

  • TPH lourd
  • TPH léger
  • SCOV
  • SCOHV
  • Explosifs et composés pyrotechniques
  • COV
  • COHV

Matrice :

  • Sol
  • Eau souterraine

Domaine d'application :

  • ZNS
  • ZS
Contenu

  

Figure 1 - Cycle de vie d'un panache soumis à l'atténuation naturelle (adaptée de Sinke et Le Hécho, 1999).

 

L’atténuation naturelle n’a de sens que si elle s’accompagne :

  • d’une surveillance appropriée des milieux,
  • d’une vigilance pérenne sur les changements d’usage éventuels à venir et d’une information systématique.

 

L’atténuation naturelle, pour être considérée valablement comme l’équivalent d’une technique de réhabilitation, doit remplir un certain nombre de critères d’ordre technique. Ces critères peuvent être exposés de la façon suivante :

  • l’atteinte effective des objectifs de réhabilitation,
  • la limitation de l’emprise spatiale,
  • le respect de délais compatibles avec une gestion des risques.

Atteinte effective des objectifs de réhabilitation

L’atténuation naturelle doit permettre d’atteindre les objectifs de dépollution fixés, afin de rendre aux différents milieux d’exposition concernés les usages prévus dans la réhabilitation du site dans les temps impartis.

En plus, il faut que l’utilisation de l’atténuation naturelle pour la réhabilitation d’un milieu (exemple : sol) ne s’accompagne pas, même temporairement, d’une dégradation d’un autre milieu (exemple : eaux souterraines). Or, ceci peut arriver si l’atténuation naturelle est mise en œuvre avant que la résorption du panache ne se soit produite.

En effet, dans les nappes, le schéma classique d’évolution d’une pollution soumise à l’atténuation naturelle se fait en quatre étapes :

1. une phase de développement du panache,

2. une phase de stabilisation,

3. une phase de résorption,

4. une phase de disparition.

 

Jusqu’à la phase de stabilité du panache, il y a risque d’aggravation de la dégradation de la qualité de l’état de la ressource : ce n’est qu’à partir de la phase de régression du panache qu’une amélioration de la qualité de la ressource peut être constatée.

Dans le respect des objectifs de réhabilitation fixés et du souci de ne pas endommager la qualité d’un autre milieu, il est nécessaire de mettre en place un réseau de surveillance lorsque l’atténuation naturelle est considérée dans la réhabilitation d’un site contaminé.

Limitation de l'emprise spatiale

Dès lors que l’atténuation naturelle concerne les nappes qui se caractérisent par un déplacement de l’eau souterraine, une notion d’espace intervient : pour traiter une nappe d’eau souterraine par l’atténuation naturelle, il faut pouvoir se permettre de « geler » les usages de la nappe non seulement pendant une certaine durée, mais également dans toute une certaine zone (d’où la mise en place de servitudes). L’atténuation naturelle occupe de l’espace, espace qui n’est pas forcément toujours disponible. Cet espace « à disposition » de l’atténuation naturelle n’est envisagé que si l’extension du panache de pollution est acceptable.

Respect de délais compatibles avec une gestion des risques

L’atténuation naturelle a besoin de temps pour être efficace, et ce temps doit être compatible avec le niveau de risque à gérer, les éventuels projets concernant le site (usage du sol) ou ses environs (usages de l’eau, voire de l’air), et la perception sociopolitique de la démarche.

L’échelle du temps est variable d’un cas à l’autre, dépendant de la nature du polluant, de l’état de la source, traitée ou non, et de l’importance de la pollution.

L’échelle de temps à envisager se compte en années ou en décennies, voire plus pour des panaches importants, ce qui peut laisser aux panaches le temps de se développer, et d’occuper un volume de nappe pour lequel des restrictions d’usage devront alors être instituées.

Révision de la fiche

22/12/2013
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